Peacky Blinders : ma série culte

Les britanniques signent une épopée aux allures de contes de fée : c’est Peaky Blinders.

Présentation :

Le récit fictif s’établit dans la ville industrielle de Birmingham après la première guerre mondiale. Une période de l’histoire illustrée par l’action d’un gang impitoyable et sanguinaire : les Peaky Blinders.

Série culte :

Ce gang a en fait réellement existé, et son nom vient de leurs casquettes ornées de lames de rasoir. A la tête de ce moment historique clé marqué par de profonds changements sociétaux, misère, décadence, montée du communisme, il y a la famille Shelby et son chef Tommy. La série illustre parfaitement comme dans toute série historique comment les personnages vont s’efforcer de s’adapter avec ces changements sociétaux, comment la famille Shelby va-t-elle éviter sa destruction à une époque plongée dans un milieu social défavorisé. Comment va-t-elle parvenir à encore régner sur la ville ? Entre criminalité et paris hippiques illégaux, l’ascension du gang doit faire face à des adversaires de taille, dont l’inspecteur Campbell, un flic envoyé par Churchill pour faire le ménage en ville. Mais la dynamique du récit est surtout maintenue au-delà des conflits familiaux internes, par l’histoire d’amour entre le héros Tommy Shelby, l’intelligent, froid, mélancolique, chef de gang hanté par la guerre et la douce, mystérieuse et séduisante serveuse irlandaise Grace. C’est la belle de la série, la femme lumineuse infiltrée dans un monde d’ombre. Sa beauté étincelante représente l’archétype de la fée. D’ailleurs la façon dont elle est filmée  la désigne comme une envoûtante, une ensorceleuse, et elle éveille non sans surprise un désir chez notre héros, peut-être un peu trop sans surprise, on peut le regretter.

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Mais elle incarne une fée aux deux visages, agent secret chargé d’infiltrer les peacky blinders pour trouver des informations sur un stock d’armements volés, elle peut aller jusqu’à trahir Tommy. L’épopée, c’est à l’origine un poème qui raconte les exploits mythiques d’un héros et inclus une dimension merveilleuse. Le merveilleux, une touche plus qu’originale dans une série de gangster non ? Et bien son créateur Steven Knight l’ose et mêle avec beaucoup de finesse surnaturelle et réalité. L’ajout de cette esthétique du merveilleux permet de faire échapper les personnages de cette réalité sombre mais aussi d’éviter la surenchère sordide habituelle de l’épopée de gangsters. Ici, se créer un monde exutoire, on peut s’échapper, admirer, pas d’oppression, on respire. L’entrée en scène du ténébreux Tommy Shelby dans le premier épisode en témoigne parfaitement bien, le roi, la magie et l’univers nauséabond d’un point de vue de l’enfant, tout y est. Alors vous l’avez remarqué, c’est aussi une série qui s’écoute. Encore une fois, les créateurs jouent avec les anachronismes et utilisent une bande sonore moderne qui rappelle celle du film l’Assassinat de Jessy James. Elle est dotée d’un détournement sonore séduisant pour nos oreilles du XXIème siècle.

Cette série est vraiment excellente dans son genre, franchement je suis totalement immergée dans son univers. C’est par rapport à tous ces points que j’ai cité auparavant, que Peacky Blinders soit une série culte.